Pourquoi comme ça et pas comme ça ?

Histoire d'un parcours peut être

Sur le tapis de la maternelle, je n'entendais pas les institutrices me demander de rejoindre le groupe pour les histoires. J'avais les miennes en tête.

A la ferme je grimpais dans les arbres et observais les vaches, les putains tristes, et le rimmel qui coulait le long de leurs yeux, le cheval qu'on entrait à heures fixes, et écoutais les conversations des adultes sur l'avenir, le temps qu'il fait, et le quotidien responsable... Je rêvais à Huckle Berry Fynn, je me promenais avec Marcel Lamotte, Thérèse aux seins sans soutien gorge et Raymond, employé agricole des voisins d'à côté.... Je leur inventais des vies de star parce que personne ne savait rien répondre d'où ils venaient, de quelle famille, pourquoi ils étaient seuls au village. Ils étaient Charlie Chaplin, Julietta Massina,...

 

Puis cinq ans en Irlande, plus tard, beaucoup plus tard....

dans une communauté Rudolf Steiner, j'ai rencontré Naomie Walsh, Patrick Lydon, Joe Daly et Peggy Mc Grath....

J'ai appris et aimer vivre avec, j'ai surtout appris à inventer la vie avec un journaliste de Rock and folk venu tout droit d'Amérique qui rêvait d'un autre monde, avec Naomie, sans paroles, sans gestuelle, avec des signes du corps des grimaces du visage, et Joe avec l'humour et le concret de la construction, construire des maisons pour telle personne, exprès juste pour celle ci avec ses couics et ses couacs...

Et Peggy Mac Grath, une poétesse au quotidien qui inventait les mots pour dire comment on ressent dedans. Collie Wobbles, par exemple, pour dire quand tu es chagrin sans raisons apparentes, comme si tu avais des peluches de laine dans le ventre....

 

Ca forge

Ca machine

Ca usine

 

Plus tard encore...

Jean Luc Charlot, sociologue ... une route dans les chemins de Deligny, Guettari, Deleuze

Et toujours des gens sur la route qui cherchent, inventent des chemins de traverse....

 

C'est un peu tout ça Chez moi...

Ca ne s'arrête pas en fin de compte... Ca poussine il dirait Claude Ponti... Y'a beaucoup de monde dedans...

 

Pourquoi je choisis tels ou tels chemins artistiques...?

Ca vient comme de l'électricité, un besoin d'explorer...Instinctivement, un besoin d'inventer la vie à partir de ses mouvements

 

Alors voilà....

 

 


SLOUMPY-SLOUMPY

Création 2016/2017


Une libre adaptation de l'album jeunesse paru à l'Ecole Des Loisirs, Sur l'Île Des Zertes de Claude Ponti

Mise en Scène                                       Martine Dupé

Mouvements                                         Norman Taylor

Scénographie                                        Olivier Borne

Costumes                                               Alexia Jouineau

Musiques                                                Sharluber, Willy Abaro

Roméotte                                                Virginie Hue

G Marie Jamour                                     Sharluber

Jules et le Martabaff                           Willy Abaro

Création lumières     

Graphiste                                                  Laureline Jammet

Photographies                                       Franck Betermin

Création  les 9 et 10 Novembre 2017, CAC, Concarneau.                    Avec le soutien deCCA Concarneau-Cornouaille/ Ville de                Concarneau

 

En Coproduction avec : Le P'tit Denfert de Sète, Le CAC, Concarneau, Le Terrain Blanc de Penhars, La Ville de Quimperlé, le Champ De Foire de Plabennec

 

 


Comme quoi quand on lit un livre, on ne sait jamais comment on en sort, si toutefois on en sort!

 « Il marrive parfoissouvent-très-souvent,de me demander si la vitesse du monde commun n’est pas juste trop, trop vite, trop ffft,fffft.

Il m’arrive souvent très souvent, d’explorer la matière, la géographie de chacun, sa manière d’être, de bouger, de penser, son histoire du dedans, et de questionner le lien, comment ça peut fonctionner avec l’autre, tout ce système. Comme un arbre réagit à la pluie, la fleur au soleil, la mer à la lune, la terre aux intempéries.

Sans jugements ni mots, juste voir, regarder, observer et toujours se demander pourquoi ça ne marcherait pas, comme ça.

Imaginer toujours un monde sans « il faut-Normalement-Dans la vie-Tu devrais-et pourtant…Une vie sans Codes barres.

D’abord regarder, et comprendre en silence, laisser venir. Et construire. Imaginer… la suite, la ruse, la survie avec l’autre et sa trajectoire.

Sloumpy-Sloumpy, c’est un état sans mot, une incapacité à dire. Ça m’a touché cet état Sloumpy-Sloumpy, deux fois, à la lecture du livre."J’ai eu envie d’explorer cette île du point de vue de Roméotte, qui n’arrive qu’à la fin du roman. J’ai eu envie de lui donner son heure de gloire ; de voir ce livre vivre sur scène, entre complicité, ruses et inventions. De dénoncer la brique, le cadre, le mot sans matière, sans observation… De visiter une île, plutôt qu’une manière d’être ou de vivre. Après trois solos de portraits de femmes hors normes, une entrée dans un territoire qui me rappelle avec tant de légèreté ce village d’enfants où l’on vivait avec". Virginie Hue

 

Dossier de création disponible sur demande à artderaille@gmail.com ou par téléphone au 06.82.61.90.49


Atelier initiation à la gestuelle théâtrale

Le corps dit tout bien avant le verbe. Comment à partir d’une épaule qui bouge, d’une tête qui se déplace en avant en arrière, nous pouvons créer des personnages sans idée psychologique. Les démarches, le caractère, l’origine. Pour petits et grands d’ailleurs !



Goûter Ponti, une heure de lecture participative

Plonger dans le livre, mine de rien pour raconter l'histoire de Sur l'Île des Zertes de Claude Ponti, surprendre sa bouche, ses pieds, son ventre émettre des sons, esquisser des mouvements, mine de rien, laisser les enfants entrer dans l'histoire, et la vivre vraiment...



Y a Pas Personne

Ecriture à deux mains: Marie Claire Lechat et Virginie Hue

Spectacle créé à partir de la maladie d'Alzheimer

Une heure dans la vie d'une femme en perte de repères

Suivi d'un débat et/ou d'un Théâtre forum

Deux scénographies pour salles de théâtre et lycées ou Salles de classe

"Les gens, certains gens, j'avais remarqué, venaient voir ma mère, sans lui adresser la parole, comme si elle n'était plus là ou une autre... Mais elle en vie, le regard vif, les mots: "Par là Par là Par là". Le geste est là lui aussi: le cadeau décalé: un mouchoir de beurre.. la cuisine: une pomme coupée en mille morceaux, trace de ces repas qu'elle préparait pour le monde, et le monde toujours là: les jeunes vont arriver...

Alors redonner du crédit à ce qu'elle est devenue, qu'on en soit malheureux ou pas, cette femme vit sa vie

Retrouver son âme d'enfant pour entrer dans son monde et lui donner la chance de vivre sa vie...

" Quel drôle de monde vous ne trouvez pas? Un monde si mal foutu qu'on a toujours envie de partir...."

"Le sujet  d’une réelle gravité, une tragédie,  se trouve  traité ici avec détachement,  distanciation,   décalé à l’image du  personnage, et donc  abordable pour tout public,  quel que soit son état d’approche à cette problématique,  lisible et tellement vrai ! Grâce au clown, à ce  clown véritablement projeté, le huis clos,  cette unique pièce, cuisine, salle à manger réunies,devient un « oui éclos »

 « le clown c’est d’abord, bien sûr, la capacité à faire rire, mais aussi de s’emparer, de manière décalée de sujets graves »

Dans Y a pas personne, il y a tous ces ingrédients, il y a surtout quelqu’un,   l’humanité  toute entière  avec toute son humanité, et c’est du théâtre avant tout."

 

Jo JOUBEL

Scénographie en gestation d'Olivier Borne
Scénographie en gestation d'Olivier Borne

Photos Philippe Pierre


Autant Que Faire Se Peut

Ecriture à deux mains: Marie Claire Lechat et Virginie Hue

Interprétation: Virginie Hue

Photos projetées: Franck Betermin

 

 

 

 

Ce spectacle a été créé à partir d'une commande de l'IRTS d'Hérouville St Clair: Amour et Vieillesse. Vaste sujet, n'est ce pas?

Avec Marie Claire nous avons choisi de creuser ce qu'il y avait dedans. C'est quoi l'amour? C'est qui c'est quoi être vieux?

Quelle matière? Quelle couleur? 

Ouvrir ces deux valises et Ecrire des portraits de femmes, des histoires personnelles, des trajectoires ...

 

Le jeu théâtral est ici physique, le corps grandit, se recroqueville, les épaules s'affaissent ou se tiennent, la jupe est courte ou longue, et le corps s'adapte à ce tissu.

Introvertie, timide, gourmande, pudique, animale devenue, révoltée, choquée, autant de femmes qui parfois racontent un bout de, parfois dialoguent entre elles dans une maison de retraite.

 


Le Sas de Michel Azama

Mise en scène de Jean Pierre Gaillard

Interprétation: Virginie Hue

« Dans un être vil, dans cet objet du châtiment et du supplice, dans cette matière à expérience pénale, il existe une chose qu’aucune loi ne peut entamer, qu’aucune sentence ne peut retrancher, ce droit qu’on ne peut jamais perdre : le droit de devenir meilleur ».

(…) « Dans un homme déchu, même quand on ne respecte plus l’homme, on doit encore respecter l’humanité ».

 

Extraits du discours de Victor Hugo sur la pénalité

 

On ne connaîtra jamais son nom mais qu’importe. Depuis dix ans, elle est enterrée vive. Cette nuit est la dernière nuit en prison, dans la cellule des partantes. Ce « Sas » entre le monde carcéral et la liberté.

 

Hargne, rancœur, angoisse, attendrissement, gamberge, et surtout la peur devant ce face à face avec la liberté. Qui l’attend ? Son enfant qu’elle n’a vu que quelques heures ? Quelle réinsertion quand tu as passé ta vie à faire des kikis en peluche ?


Bonjour, je viens pour l'audition

Ghislaine, St Jean Le Blanc

Solo clownesque en gestation

Mise en scène Marc Frémond

Interprétation Virginie Hue

 

J'aime bien travailler avec Marc. Il m'a déjà mise en scène dans le très beau texte de Jacques Luley, Foutoir CEntral que nous avons peu joué parce qu'inattendue est venue la mort de Jacko, alors plus de goût, plus possible cette aventure, bref...

Mais j'ai continué à travailler le clown avec Marc, et lors d'une semaine de travail en décembre 2016, je me suis régalée avec ce personnage de Ghislaine, parce qu'à travers elle, je pouvais dire énormément de choses personnelles, des bouts de vie, de théâtre, d'anecdotes, de chansons enfouies. Cette Ghislaine est libre et je n'avais pas encore senti cela dans le travail de clown.

Ghislaine, vient de St Jean Le Blanc. Elle rêve d'être artiste et travaille tous les répertoires pour monter sur scène. Elle regardait Champs Elysées avec Michel Drucker et toute sa famille tous les samedis soirs.... C'est sans doute là que ça a commencé...

Elle se présente à toutes les auditions sans connaître les codes  des institutions...

Affaire à suivre